TOM HANKS : « Ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’un jour nous n’ayons plus de bons produits »

Il sera bientôt à l’affiche du prochain Clint Eastwood intitulé « Sully ». Pour l’occasion, l’acteur préféré des Américains  se glissera dans la peau d’un commandant de bord héroïque. Autre actu à venir, un nouvel opus de la saga des  « Da Vinci Code ».  Lorsque l’on jette un œil furtif sur le parcours de ce multi oscarisé, on se dit qu’avec un tel pedigree l’homme devrait, théoriquement, avoir un ego stratosphérique. Que nenni, dans le landernau Hollywoodien, la star a su rester un gars simple, accessible et non dénué de bon sens.

 

J’ai appris à vraiment apprécier la France et en particulier Paris, lors du tournage de « Da Vinci Code ». Nous dormions dans un hôtel qui donnait sur la Seine. Au petit matin, avec ma femme (Ndlr : l’actrice Rita Wilson), j’adorais papoter avec les bouquinistes et refaire le monde autour d’un vieil ouvrage. Je me souviens aussi d’une passionnante discussion avec un boulanger et son fils devant leur fournil. Ils ne voulaient plus me lâcher. Une vraie prise d’otage gastronomique ! Aucun homme normalement constitué ne peut résister à vos brioches, croissants, petits pains et tartines beurrées. Je me souviens aussi d’un repas pris dans un bar à vins de Saint Germain des Prés. Le responsable de l’établissement nous a sorti ce qu’il appelait la cuvée du patron ! Un vin du Tonnerre. Quand je lui ai demandé où il se fournissait, il m’a répondu : « En Amérique, vous avez le culte du secret ! Nous les Français, nous avons aussi les nôtres surtout en matière de vin et de gastronomie. Je veux bien vous les révéler mais après il faudra que je vous tue !  ». Cela ne nous a pas empêché de trinquer à l’amitié franco-américaine. Autre souvenir marquant, en Normandie, pendant le repérage du film « Il faut sauver le soldat Ryan ». J’ai été initié aux vertus digestives du trou normand ! (rires).

 

Pour revenir au vin, depuis quelques années, j’ai une cave à vin chez moi, vous savez une sorte d’armoire qui conserve mes précieux breuvages et que j’ai dû cadenasser car mes enfants – qui sont grands – avaient tendance à me piquer quelques bouteilles quand ils devaient se rendre à une soirée. Une honte ! (rires). Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’un jour nous n’ayons plus de bons produits. On flingue cette planète avec les produits chimiques, les engrais et cette pollution galopante ! Pour pouvoir faire encore de bons vins, il faudra avoir encore une bonne terre et pour avoir une bonne terre, il faut la respecter, l’aimer, la dorloter. J’espère que nous saurons comprendre nos erreurs et que nous reviendrons à un mode de vie plus respectueux de la Nature. Franchement, je n’ai pas envie comme dans « Soleil Vert » (film de Richard Fleischer de 1973) de manger des tablettes protéinées ou d’avaler des capsules de vin effervescentes !