Sarah Paulson : « le vin doit surtout être partagé »

 

C’est une des actrices les plus brillantes de sa génération. Réputée pour ses rôles « borderline », elle a découvert le vin sur le tard. Elle nous explique comment elle s’est formée toute seule à cet univers parfois contrôlé par des experts un tantinet élitistes…

 

Je me suis familiarisée avec l’univers du vin parce que j’en avais marre d’être invitée à des dîners où je passais pour une inculte à chaque fois que l’on me parlait de tel ou tel cépage. Vous savez, c’est toujours assez pénible quand vous vous retrouvez avec des gens qui sont intarissables sur le sujet. Je ne dis pas que leur but, c’est de vous humilier ou de vous mettre mal à l’aise, mais au final, c’était la même sensation. Le sentiment d’être en décalage complet. J’ai donc décidé un jour d’en apprendre plus sur le vin. Au départ, c’était au contact d’amis. Et puis ces amis m’ont présenté des vignerons, des cavistes, etc.

Il m’a fallu du temps pour, à mon tour, être capable de comprendre la fabrication du vin, comment il est préparé, comment il vieillit, etc… Il faut quand même admettre qu’au premier abord, cet univers est peuplé parfois de gens qui vous snobent. Du coup, cela devient intimidant, déstabilisant. Mais une fois que vous vous éloignez du cercle des initiés qui vous saoulent avec des mots comme « notation » ou « cuvée d’exception » vous vous rendez compte que le vin, c’est au fond quelque chose de très simple. Du raisin déjà, du travail, des techniques, du savoir-faire et beaucoup de passion pour en faire ce délicieux breuvage.

 

Selon moi, le vin doit surtout être partagé, sans que l’on se prenne la tête. C’est en tout cas comme ça que je le savoure ! Avec des amis chers et en toute convivialité !

 

Propos recueillis par Frank Rousseau

21/12/2018