Rosario Dawson : « J’apporte toujours du vin quand je suis invitée »

 

Elle fut révélée à la fin des années 1990 par deux films indépendants : « Kids », de Larry Clark et « He Got Game », de Spike Lee. Ce dernier la dirigea une seconde fois en 2002, pour son drame La 25ᵉ Heure. New Yorkaise pur jus, elle nous raconte avec beaucoup d’humour la difficulté d’offrir du vin !

 

Du vin, c’est ce que j’apporte toujours quand je suis invitée chez des amis. Mais parfois, c’est un peu gênant. Cela peut même être à double tranchant. Je m’explique. Soit la personne qui vous convie peut s’imaginer que le vin qu’elle vous a servi la dernière fois n’était pas à la hauteur. Du coup, pour éviter que l’histoire se répète, elle s’imagine que vous préférez apporter votre propre bouteille. Ce qui est assez compréhensible. Autre possibilité, la personne a, en plus, la réputation d’être nulle derrière les fourneaux. Dans ce cas, pourquoi ne pas venir aussi avec sa propre nourriture vous allez me dire ? Ainsi, vous êtes sûre de ne pas être déçue ? (rires). Enfin, le ou la maîtresse de maison prend votre grand cru et l’enferme fissa dans sa cave. Ce qui, après tout, est aussi compréhensible puisque c’est un cadeau que vous venez de lui faire.

Fort heureusement, j’ai des amis bien élevés qui se font un plaisir de partager des bons crus sans la moindre hésitation. Y compris la ou les bouteilles que j’ai apportées. Bref, on mutualise tout ce qui est sur la table ! Comme j’ai des copains et des copines issus des quatre coins du monde, on voyage allègrement sans quitter la table. En attendant et je le conçois très bien, il est très délicat d’offrir du vin. Surtout quand il s’agit de gens que l’on ne connaît pas vraiment ! Déjà, il faut s’assurer qu’ils boivent ! Ensuite qu’ils apprécient ce breuvage ! Et surtout qu’ils savent avec quel mets l’associer ! Avec toutes ces contraintes, j’ai des amis qui ont carrément renoncé à offrir du vin parce qu’ils se posaient trop de questions ! Ils préfèrent désormais venir avec des fleurs… Enfin, jusqu’au jour où ils tomberont sur quelqu’un qui sera allergique au pollen !

 

 

Propos recueillis par Frank Rousseau, notre correspondant à Los Angeles