Richard Gere : « J’ai un faible pour les vins du Languedoc et du Roussillon »

 

 

Il a fêté en août dernier ses 71 ans mais le temps ne semble pas avoir d’emprise sur lui. Dire que sa carrière se résume à son rôle emblématique dans « Pretty Woman » en 1990, est un tantinet réducteur puisqu’on a vu l’acteur américain dans les classiques « American Gigolo », « Officier and Gentleman » ou encore « Chicago ». Symbole de la maturité triomphante, icône de la génération baby-boom, notre homme ne prête pourtant pas attention à ce qu’il estime être des « étiquettes vaniteuses collées par une presse en manque d’imagination ». Il y a en revanche, une passion que souhaite transmettre – sans modération - cette star engagée, c’est celle du vin !

 

 

Nous étions cinq enfants sous le même toit. Pour pourvoir à notre éducation, mes parents travaillaient comme des bêtes. Mon père avait deux jobs et il ne s’est jamais plaint de quoi que ce soit. Lorsqu’il avait un peu de temps libre - et il n’en avait pour ainsi dire pas - il nous le consacrait. En ce qui me concerne, je dispose du luxe inouï de gérer mon calendrier comme je le désire. De refuser ou d’accepter tel ou tel projet. Et ce afin d’être 100 % disponible pour ma famille et pour profiter de la vie. Comme j’ai une relation très fusionnelle avec la Terre, j’adore faire pousser mes légumes, mes fruits, mes aromates. J’avoue surtout aimer les bons vins. En particulier, ceux du Languedoc-Roussillon, en France et les vins italiens. Il y a une dizaine d’années, je me suis même associé à un vignoble de Montalcino, dans la province de Sienne. Ce n’est pas un grand domaine, mais les vins qui y sont produits sont vraiment exceptionnels. Mon cru s’appelle « Le Lucere ». Je sais, il y a beaucoup de stars qui se lancent dans l’élaboration de vin. La plupart parce qu’ils aiment ce breuvage, d’autres pour diversifier leurs placements, d’autres peut-être par pur ego. Pour voir leur nom sur l’étiquette. Ce n’est pas mon cas, croyez-moi. La seule chose qui me motive c’est juste de faire partager cet amour des bonnes bouteilles. Et puis, vous savez, je suis bouddhiste. C’est une religion qui vous pousse à faire preuve d’humilité et de discrétion. C’est aussi une religion qui croit en l’immortalité d’un esprit, qui se réincarne d’une existence à l’autre. On me demande souvent d’ailleurs si je sais d’ores et déjà en quoi je voudrais être réincarné ? J’ai envie de vous répondre« Sûrement pas en star de cinéma. Une fois, c’est déjà amplement suffisant ! En vigneron sur les montagnes de l’Himalaya en revanche je ne dirai pas non » (rires).

 

 

Propos recueillis par Frank Rousseau, notre correspondant à Los Angeles