Quelle est l’origine du mot vendange ?

Comme un grand nombre de mots de la langue française, il provient du latin, lointain héritage de l’occupation Romaine. Le mot français actuel vendange est en fait tiré du mot latin vindemia, qui est lui-même l’association de plusieurs termes. Le préfixe fait clairement penser au vin et vient de vinum, qui signifie vin, raisin. Le reste du mot est emprunté au verbe demere : prendre. Littéralement donc, le mot latin vindemia est l’action de prendre le raisin, illustration parfaite de l’idée que l’on peut se faire de la chose. Ainsi est né le mot français vendange, qui, rappelons-le, connut son heure de gloire en 1792 en donnant son nom au premier mois du calendrier républicain, vendémiaire : le mois des vendanges (du 22 septembre au 21 octobre).

 

La période moderne a vu la naissance de plusieurs termes pour qualifier la vendange, elle peut être manuelle, mécanique,  tardive, en vert… Les deux premiers sont d’exacts opposés. La vendange manuelle interdit par définition l’emploi de toute machine. Elle est obligatoire dans certaines régions comme la Champagne ou le Beaujolais dans le but de préserver l’intégrité des raisins jusqu’à la cave. Elle est aussi pratiquée dans d’autres vignobles en raison notamment de fortes déclivités comme dans la vallée du Rhône. La vendange tardive est un type de production codifiée par les vignerons alsaciens qui consiste à laisser le raisin sur pied pour le récolter uniquement lorsqu’il aura atteint son potentiel maximum en sucres. La vendange en vert enfin, est une technique viticole qui se pratique avant la vendange réelle. Elle consiste à couper une ou plusieurs grappes sur chaque cep afin de réduire la charge de raisin de la future récolte et de gagner en concentration.

 

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