Production vinicole 2015, quelques données clés

Alors que les vendanges ont démarré dans l’hémisphère sud, revenons sur la production française 2015.

 

Débuts tendus 

 

D’une part presque partout la vigne était saine avec peu de pourriture et champignons. Mais à la mi été, fortes chaleurs et manque de pluie deviennent préoccupants. Les grains de raisins restent petits (on envisageait alors un volume en retrait par rapport à 2014) et surtout la concentration en sucre monte rapidement. Avec 2003 et 2006 le millésime sera le plus précoce depuis 1950.

 

Dernières semaines et vendanges 

 

Comme souvent quelques épisodes entachent la production : orages dans le Roussillon, forte grêle à Chablis et Irancy… Quelques pluies toutefois tombent en août dans le Bordelais, et certaines nuits apportent de la fraîcheur. Les vendanges démarrent souvent tôt. Le but est parfois d’éviter trop de sucre, conduisant à des vins lourds (alcool), parfois au détriment de la maturité phénolique.

 

Premier bilan

 

En fin de compte la production croit de 2 % par rapport à 2014 : 47,8 Millions d’hectolitres. Mais l’Italie augmentant de + 10 %, la France redevient 2nde, tout en restant 1ère sur le segment des rosés. Languedoc-Roussillon et Bordelais tirent particulièrement leur épingle du jeu. Les volumes sont moins importants en Rhône, Bourgogne ou Beaujolais. Champagne et Alsace n’ont quasiment pas vu d’eau de mi-mai jusqu’aux vendanges et ont dû lutter.

 

2015 millésime exceptionnel ?

 

Les raisins étaient donc sains (très peu de tri), sucrés, souvent à bonne maturité. La qualité des vins primeurs (Beaujolais et autres) a été largement saluée.  Pour ceux en cour d’élaboration, les dégustations d’avril devraient donner  une 1ère idée. Si l’acidité est suffisante, la réponse sera positive. Surveillons particulièrement les veilles vignes aux racines profondes.

 

Retrouvez les guides Gilbert & Gaillard