Priyanka Chopra-Jonas : « C’est mon père qui m’a initiée au vin »

 

Cette ancienne Miss Monde couronnée en 2000 file le parfait amour avec son mari, le chanteur Nick Jonas (Jonas Brothers). Et celle qui fit fantasmer tant d’hommes avec la série « Quantico » cartonne toujours sur Netflix avec « Le Tigre blanc ». Généreuse, elle soutient également diverses causes par le biais de sa fondation* qui œuvre pour soutenir les enfants défavorisés dans les domaines de l'éducation et de la santé. Elle fait don de dix pour cent de ses revenus pour financer les opérations de la fondation et paie les dépenses éducatives et médicales de soixante-dix enfants en Inde, dont cinquante sont des filles. La star aux 61 millions de followers sur Instagram, en femme d’affaires avisée, vient également d’ouvrir Sona : un restaurant indien dans le cœur de New York. Le magazine Time l'a nommée l'une des 100 personnes les plus influentes au monde et Forbes, l’une 100 plus puissantes ! Belle revanche pour celle qui fut humiliée à l’école à l’adolescence, qui se trouvait « trop comme si et pas assez comme ça » et qui a dû surtout se battre contre les préjugés de toutes sortes…

 

La mort de mon père d’un cancer en 2013 a été la plus grosse épreuve de ma vie. Il a lutté dix ans contre cette maladie ! Nous étions très proches. C’était un homme merveilleux, gentil, sensible et tellement rigolo. Quand j’étais enfant et qu’on me demandait ce que je voulais faire, je répondais : Je veux être comme papa ! Je veux être le chirurgien le plus drôle de l’hôpital ! Je pense que nous fonctionnions comme des jumeaux. On communiquait parfois sans nous parler. Un peu comme par télépathie. Il suffisait que nous nous asseyions ensemble, en silence, puis nous nous versions un verre de vin et là, au bout de quelques minutes, on parlait de tout et de rien et parfois de choses qui prêtaient à rire ! Il me manque. Mon père était un vrai connaisseur en matière de vin. C’est lui qui m’a initiée.

J'ai grandi dans un pays où on m’a souvent fait comprendre qu’en tant que femme, si je voulais avoir une belle vie, il valait que je me tienne à carreaux ! Et aussi qu’il ne fallait pas faire part de mes opinions, bien suivre la ligne jaune et ne jamais la franchir ! Boire du vin, ce n’était vraiment pas bien vu par les hommes. Ces derniers ont toujours été très prompts à juger les femmes qui boivent de l'alcool. Je ne peux pas le nier.

J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont laissé m’exprimer et qui m’ont même incité à être intrépide, démonstrative, courageuse. Je souhaiterais que les parents du monde entier inculquent cela à leurs filles. Cela leur permettrait, plus tard, de mieux affronter ce monde. Mes parents m'ont donné cette ouverture d’esprit. Cette confiance et cette détermination que j’ai en moi viennent de mon éducation. Pour en revenir aux vins, il y a encore quelques années, ce n’était pas une boisson qui faisait vraiment partie de notre culture. Mais les choses changent. J’ai lu un article récemment qui expliquait que le marché du vin connaissait un énorme boom en Inde !

 

 

Propos recueillis par Frank Rousseau, notre correspondant à Los Angeles

 

 

*La Fondation Priyanka Chopra pour la santé et l'éducation