Petites révisions estivales en série ! Le grenache

Il est l’un des cépages rouges de cuve les plus répandus sur la planète après les superstars cabernet sauvignon et merlot. Il vient d’Espagne où on l’appelle garnacha et de nombreux pays producteurs sont tombés sous son charme. Essentiellement méditerranéen, il est présent outre l’Espagne, en France et en Italie (le cannonau de Sardaigne notamment). Mais on le trouve aussi sous des latitudes plus exotiques comme l’Argentine, la Californie ou l’Australie.

 

Le grenache est assez sensible aux maladies de la vigne comme le mildiou et l’oïdium, qui l’empêchent parfois d’atteindre sa pleine maturité. Mais s’il y parvient, il est capable de produire un vin généreux, aromatique et rond en bouche, car son tempérament productif se double d’une capacité à produire du sucre assez exceptionnelle. Il a rarement le premier rôle dans les grands vins rouges avec quelques exceptions notables comme sur les terrasses schisteuses du Roussillon (Banyuls, Maury, Rivesaltes…) ou encore sur les galets roulés de Châteauneuf-du-Pape. Il donne alors sa pleine mesure.

 

Le grenache produit en outre d’excellents rosés, gourmands, fruités, de couleur plutôt pâle. Il est utilisé seul ou en assemblage, avec des cépages tels que le cinsault et le tibouren en Provence ; ou la syrah et le mourvèdre en Languedoc. Il apporte dans les rosés une patte inimitable, faite à la fois d’onctuosité et de race. En un mot, le grenache est incontournable dans la majorité des rosés méridionaux. C’est un signe qui ne trompe pas !