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Petite révision estivale

Vin rouge + vin blanc = vin rosé ? Sûrement pas ! Contrairement à ce que beaucoup de néophytes imaginent, il est interdit en France d'assembler les deux couleurs pour obtenir un vin rosé. Une seule AOC autorise pourtant cette méthode : la Champagne !

Partout ailleurs en France, pour obtenir du vin rosé, il faut des raisins noirs et pour l'élaborer, le vigneron dispose de deux méthodes : la saignée et la méthode par pressurage direct.

Les rosés de saignée sont en fait des "sous-produits" de la recherche de qualité des vins rouges : une partie du jus est écoulée de la cuve afin de favoriser le rapport marc/moût, soit la concentration. C'est ce moût de soustraction qui sera élaboré en vin rosé.

La deuxième méthode et certainement la plus qualitative consiste à presser les raisins avant l'encuvage, comme pour faire un vin blanc ! Le moût, en contact bref avec la pellicule des raisins d'où provient la couleur, sera teinté légèrement. C'est ainsi que l'on obtient des rosés très pâles, qui ont en fait toutes les qualités organoleptiques d'un vin blanc mais dont la couleur, qui fait la moitié de leur charme, évoque les douces journées d'été : oeil-de-perdrix, saumon, pivoine, cerise...

La Provence jouit depuis quelques années d'une renommée internationale pour ses vins rosés. Les beaux jours arrivant, ces vins vont connaitre leur succès estival annuel. Vous pourrez siroter un Côte-de-Provence Château Les Valentines 2013 sur des tomates à l'ail à l'apéritif ou encore un Bandol, le fameux Château Pibarnon en 2012 par exemple, sur des ravioles au saumon. Bonne dégustation !