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Paul Pontallier et le château Margaux, retour sur une belle histoire

Paul Pontallier, le Directeur Général du château, est décédé le 27 mars dans sa 60e année.

 

Son vin est un des plus grands vins du monde. Si dans le Médoc, ce sont les graves qui font la typicité et la qualité des vins, sur la commune de Margaux ils sont particulièrement denses. Ceux-ci drainent efficacement les excès d’eau et permettent aux sols de s’échauffer rapidement, ce qui aide à la maturation du cabernet. Le château Margaux est reconnu pour le summum du style de l’appellation Margaux : la tendresse du cabernet qui donne ce toucher de velours caractéristique, sans astringence.

 

Le lieu est connu depuis le XIIe siècle, il s’appelait alors « Mothe de Margaux », mais la vigne n’y est réellement développée par Pierre de Lestonnac qu’à la fin du XVIe siècle. En 1784 Thomas Jefferson, futur président des États-Unis,  écrit qu’il « ne peux y avoir une meilleure bouteille de Bordeaux ».  Saisi à la révolution, le château change de propriétaires et les travaux du château actuel démarrent en 1816 dans un style néo-palladien (il est souvent surnommé le « Versailles du Médoc »). En 1855, le vin est sélectionné parmi les très rares 1er Grands Crus Classés. Ernest Hemingway appréciera tellement ce vin qu’une de ses petites-filles fût prénommée « Margaux » (et non « Margot »).

 

Paul Pontallier, bordelais, avait rejoint le château au début des années 80, juste à la sortie de son école de viticulture où il avait étudié avec l’œnologue réputé Emile Peynaud. À cette époque, malgré son prestigieux passé, les vins avaient perdu de leur splendeur. Un travail acharné de replantation des vignes, amélioration des drains, révisions des pratiques… avait permis de redonner leur lustre aux vins. Paul Pontallier était connu et hautement respecté pour sa compétence et grande modestie face au terroir. Toutes les innovations ont été le fruit de recherches et de tâtonnements. D’autres étaient en cour : capsule à vis, biodynamie…

 

Retrouvez notre article sur Paul Pontallier.