Meg Ryan : « Le vin est une école d’humilité »

 

 

Cette pétillante actrice débuta son métier alors qu’elle était encore étudiante à l’université de New York. Elle a mené sa carrière comme elle l’entendait, sans se laisser dicter sa conduite et le vin ne lui a jamais fait faire de nuits blanches, même pas à Seattle !

 

« Je ne suis pas quelqu’un qui pourrait vous soutenir une thèse sur le sujet, mais j’avoue que je suis toujours émerveillée quand je me trouve attablée avec un vrai connaisseur. A ce propos, j’ai une anecdote à vous raconter. Un jour, après une conférence de presse donnée à Paris, je me suis rendue dans un restaurant où l’on servait de la cuisine et des vins français. L’un de mes amis, voulait impressionner toute l’équipe de production en commandant de bons crus ! L’ami en question avait la réputation de s’y connaître. Dès qu’il le pouvait d’ailleurs, il nous étalait sa science. Bref, nous voilà à table. Nous choisissons nos plats sur le menu très détaillé. C’est alors que la sommelière se présente à nous. Elle nous explique qu’elle est là pour nous conseiller dans nos choix et faire en sorte que les vins se marient le mieux possible avec les mets que nous avons envie de savourer. Nous l’écoutons religieusement. Nous buvons même ses paroles je puis dire. D’autant que la plupart d’entre nous n’y connaissions rien, sauf l’ami en question qui ne supporte pas d’avoir face à lui quelqu’un qui, à l’évidence, maîtrise parfaitement le sujet. Pendant une bonne dizaine de minutes, cette charmante dame va l’écouter débiter son baratin ! Pour ne pas dire ses conneries. Mais là où la sommelière a été très forte, c’est qu’à aucun moment elle n’a voulu ridiculiser ce client qui parlait beaucoup mais qui, sur le fond, était inculte en matière de vins !

Ce jour-là, j’ai compris une chose essentielle : ceux et celles qui aiment le vin n’en parlent pas trop, non, ils ferment les yeux, ils savourent et surtout ils se taisent ! Ce n’est que plus tard, une fois que le vin fait son effet, que les langues peuvent se délier ! » (rires).

Propos recueillis par Frank Rousseau, notre correspondant à Los Angeles