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Les métiers du vin : le courtier en vins

Peu connu du grand public, c’est un métier aussi vieux que la viticulture. Reconnu légalement par une ordonnance royale XIVe siècle, le courtier en vin met en relation producteurs et négociants.

 

Professionnel de terrain, il connait parfaitement sa zone d’action, de la spécificité des appellations aux tendances du marché en passant par les vignerons eux-mêmes, ce qui lui permet de répondre aux demandes des négociants avec précision. Le courtier en vins est chargé de négocier les prix et de conclure les transactions en toute impartialité : seule compte la qualité de la récolte. Il est considéré comme une personne de confiance, tant par les producteurs que par les négociants, dans la mesure où il ne touche ni commission, ni mandat de leur part.

Pour maintenir ce climat de confiance et endiguer l’apparition d’escrocs, la Fédération nationale des courtiers en vins et spiritueux de France (FNSCVSF) a d’ailleurs mis en place une certification officielle, sanctionnée par un stage chez un courtier et un examen qui permet d’évaluer les connaissances en œnologie et en droit commercial des candidats. Neutre, le courtier en vins rassure les vignerons sur le sérieux des négociants, et les négociants sur la qualité de la production des viticulteurs, surtout lorsqu’il s’agit de petites exploitations.

La FNSCVSF estime qu’il existe 400 courtiers en vins et spiritueux en France, qui seraient à l’origine de 60% des échanges sur le marché du vrac. Elle distingue parmi eux une cinquantaine de professionnels baptisés courtiers piqueurs de vin. Ces experts goûtent les vins sans débonder les futs pour s’assurer de leur qualité.

 

Une dernière catégorie se détache : les courtiers assermentés. Dans la lignée des anciens courtiers royaux et impériaux, ils disposent du droit de constater le cours des vins, de les estimer dans les magasins généraux et bénéficient de l’exclusivité des ventes volontaires aux enchères publiques.

 

Rédigé par Alexandra Reveillon

Le 6/06/2018