Le vin et le rugby font ils bon ménage ?

En ce début de coupe de monde, septième du nom, on peut l’affirmer sans crainte, chiffres à l’appui. Démonstration !

 

La coupe du monde de rugby, qui débute en ce moment, rassemble 20 nations des deux hémisphères. Parmi elles, 10* sont des productrices de vin parmi les plus importantes de la planète, ce qui donne mathématiquement 50 % de chances à l’un de ces pays producteurs de l’emporter le 31 octobre en finale. De plus, si l’on ajoute que parmi elles se trouvent trois grandissimes favoris la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Afrique du Sud (2 victoires chacune), le pronostic ne fait que se confirmer.

Ces trois pays sont un peu les grands crus du rugby. La Nouvelle-Zélande, c’est la finesse, la complexité, l’explosivité et la longévité, tant elle domine le rugby mondial depuis toujours ou presque malgré quelques échecs en coupe du monde. L’Australie c’est plutôt la force tranquille, l’assurance, la charpente inflexible, la puissance sans faille. L’Afrique du Sud confine elle à l’austérité, à la retenue, elle ne se livre pas vraiment mais obtient le plus souvent ce qu’elle veut à l’arrivée.

Et puis il y a l’outsider France, plus soumis à l’effet millésime et qui ne brille que par intermittence. Sa robe est pourtant magnifique, son terroir aussi, manquent juste un peu de rigueur et de constance dans l’élaboration et sans doute aussi ce petit coup de pouce du destin qui transforme les bonnes années en vendanges exceptionnelles. Laissons à ce sujet le dernier mot à un All-Black de légende, Jonah Lomu (40 ans), finaliste du Mondial 1995 : «Les Français sont comme une bouteille de vin, moyenne une année, absolument fabuleuse l'année d'après.».

Puisse-il dire vrai, tant 2014 fut une année décevante sur le plan rugbystique, à ‘l’inverse de la production viticole !

·         Afrique du Sud, Argentine, Australie, France, Géorgie, Italie, Nouvelle-Zélande, Roumanie, Uruguay, USA