Le vignoble français convoité par les investisseurs

Le vin est devenu dernièrement une valeur refuge en ces temps de crise où les placements traditionnels ne rapportent plus guère. Mais ce sont désormais vers les propriétés elles-mêmes que se tournent les investisseurs qui ne se contentent plus d’acheter quelques caisses de la production. Ce type d’investissement permet en effet de diversifier et de sécuriser son patrimoine et offre en outre une fiscalité attractive.

Sur un marché du vin désormais mondialisé, la France occupe une place de choix dans le cœur des investisseurs internationaux. Son vignoble attire 40 % d’étrangers. Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, on y recense une majorité d’Européens (60 %), suivis par les Américains et les Chinois.

Quel sont donc les profils de ces acheteurs ? Pour 40 % d’entre eux ce sont des professionnels du vin. 20 % sont des chefs d’entreprise, 20 % des commerçants et hôteliers ayant un projet dans l’œnotourisme, 20 % encore des œnophiles disposant de moyens financiers conséquents. Justement, quid des prix ?

En 2014 le prix moyen de l’hectare atteignait 15 000 euros en appellation Bordeaux mais grimpait à 75 000 en Haut-Médoc par exemple pour culminer à 2 000 000 d’euros à Pauillac. La Bourgogne n’était pas en reste avec des prix débutant à 27 000 euros pour un Bourgogne régional pour s’envoler à 4 000 000 dans les Grands Crus de la Côte d’Or. En Champagne, la star est la Côte des Blancs avec un prix moyen de 1 500 000 euros l’hectare. Ainsi pour acquérir une propriété viticole en France faut-il compter entre 2 et 4 millions d’euros dans la plupart des régions, cette fourchette représentant environ 80 % des transactions.

En termes d’intérêt, les vignobles fétiches sont ceux des régions méridionales (Vallée du Rhône, Provence, Languedoc-Roussillon), mais aussi d’Aquitaine et du Val de Loire. D’autres marchés qualitatifs mais plus confidentiels se développent comme Cognac, la Bourgogne et la Champagne.