La Cité du Vin : que cache ce projet pharaonique ?

Le 1er juin ouvrira ce lieu d’exception. Que cache ce projet initié il y a 8 ans, après 3 ans de travaux et d’un coût global de 81 M€ ?

 

Du beau, encore du beau !

 

La volonté manifeste est d’abord esthétique. Le gigantesque bâtiment (13 350 m2) conçu par l’agence d’architecture XTU semble tout en mouvement. Pas d’angles, que des courbes qui rappellent l’élément liquide (qu’il s’agisse des volutes que suit le vin dans un verre qu’on agite, des nervures d’un vieux ceps de vigne ou des remous de la Garonne). La flèche culmine à 55 m de hauteur, et un belvédère haut de 35 m permet de déguster des vins du monde entier en contemplant la cité girondine.

 

Polymorphe

 

Ce lieu de loisir (la volonté est bien plus ambitieuse qu’un simple musée) comprend de nombreuses activités. Un parcours permanent présente le vin patrimoine universel et de civilisation. C’est une agence anglaise, spécialisée en scénographie et multimédia qui est à la manœuvre. Notons que si le lieu est à Bordeaux, vignoble le plus connu, il a l’intelligence de parler de tous les vins. Une partie présentera des expositions temporaires, la première étant justement consacrée à la Georgie, berceau du vin. L’auditorium « Thomas Jefferson » recevra de nombreux événements. Des espaces de réception sont prévus ; un espace œnotourisme permet de préparer sa visite de vignoble. Le long de la Garonne un ponton accueille les plaisanciers...

 

Le Nouveau Monde en toile de fond

 

Si le financement repose sur un partenariat public-privé, de nombreux mécènes interviennent, dont bien sur certains des grands Châteaux Bordelais : Domaine Clarence Dillon (Haut-Brion), Pétrus, Château Cheval Blanc, Château d’Yquem… Mais également, les American Friends of la Cité du Vin. Car l’on trouve outre Atlantique de grands amateurs de vins français et la Cité veut absolument associer le nouveau monde où l’intérêt pour le vin ne cesse de grandir, a sa démarche.

 

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