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La Champagne de plus en plus précoce

Tout le monde l’admet aujourd’hui, le réchauffement climatique n’est pas un leurre. Cette année l’illustre parfaitement : les dates de début de la cueillette champenoise s’étalent entre le 2 et le 18 septembre.

 

Quelques communes de l’Aube et du Sézannais ayant même commencé un peu plus tôt. L’année a été marqué par une chaleur et une sécheresse quasiment jamais enregistrées, de fin mai jusqu’à mi-août, ralentissant même quelque peu le développement des grappes. Quelques pluies bienvenues dans la seconde quinzaine d’août ont enfin permis le grossissement des baies et, conjuguées à l’ensoleillement et à la chaleur, ont assuré une maturation rapide dans de bonnes conditions.

 

L’état sanitaire des grappes est excellent et le rendement maximum de 10 000 kg à l’hectare fixé par les vignerons et les maisons en juillet dernier (auxquels s’ajouteront 500 kg/ha issus de la réserve), devrait être largement atteint dans l’ensemble du vignoble.

 

En termes de précocité donc, le cas de la Champagne est assez significatif et l’exemple de ce millésime 2015 à peine né est flagrant. Les dates de pleine floraison et de vendanges sont une illustration manifeste des changements climatiques. Depuis 1987, ces deux stades gagnent en précocité et aujourd’hui, en Champagne, les vendanges ont lieu en moyenne deux semaines plus tôt qu’il y a vingt ans. En outre, au cours de cette période, les rendements agronomiques observés n’ont pas diminué, au contraire, tandis que la maturité moyenne à la vendange a gagné 0,8 % en volume d’alcool probable, car la phase ultime de maturation s’est décalée sur des journées plus longues et plus chaudes. Tant que précocité rime avec qualité !