Kim Cattral : « Avec le vin argentin, j’ai envie de danser le tango toute la nuit »

Celle qui incarnait la délurée Samantha Jones dans « Sex and the City » n’a rien perdu de son sens de l’humour, ni de son appétit pour la vie, même si elle avait pratiquement disparu des radars « people ». Au contraire, on a même le sentiment qu’elle affiche encore plus d’énergie qu’auparavant ! Elle le démontre avec « Filthy Rich ». C’est en effet dans cette série que la star anglo-canadienne revient en force et en forme avec un rôle dans lequel elle excelle : celui d’une magnat des médias multi-cocufiée par feu son mari !

 

Contrairement à Margaret - mon personnage dans «Filthy Rich » - je ne suis pas riche comme Crésus. A moins que mon comptable m’ait caché quelque chose, j’en suis loin ! OK, j’ai tourné dans « Sex and the city » pendant des années et j’ai pu mettre de l’argent de côté. Ma relation avec l’argent est très saine. Je suis du genre à épargner ou à faire travailler mes économies dans des placements ! Le luxe pour moi aujourd’hui, ce n’est pas d’être bassement matérialiste, non, c’est de pouvoir dire non à des rôles sur lesquels j’aurais probablement sauté au début de ma carrière, quand j’étais affamée ! Financièrement, je n'ai pas de problèmes. J’ai largement assez pour me nourrir, ainsi que ma famille. Tant qu’à faire, j’en fais également profiter la communauté ! Par contre, à Los Angeles, où je ne vis plus, je peux vous assurer que j’ai côtoyé des gens qui auraient pu aisément remplir leur piscine avec du Pétrus ! Bien souvent, il s’agissait de personnes qui avaient hérité de leur famille une fortune colossale ! Moi, c’est le fruit de mon travail qui m’a permis de faire des économies ! Mon plaisir, j’allais dire mon pêché mignon, c’est la bonne chère. J’aime me rendre dans de bons restaurants et découvrir des goûts, des saveurs que je ne connais pas. C’est comme pour le vin. Si quelqu’un me dit : « Vous devriez le goûter ! ». Je fonce. A moins que la bouteille coûte le prix d’une voiture. Je viens d’une famille pauvre. Du coup, je me sens mal ! Je peux faire quelques écarts quand j’achète du vin mais je ne veux pas avoir l’impression de boire mon capital. Maintenant si on m’invite, là, je ne dis pas non ! Je connais des gens qui peuvent commander une bouteille à 15 000 dollars sans sourciller. Question de moyens. Mais, il faut aussi mettre cette dépense en rapport avec le montant disponible sur leur compte en banque.

Pour revenir à mon côté « aventureux » à propos de nourriture. Je me souviens qu’après les attentats du 11 septembre à New York j’avais décidé de manger dans le Downtown de New York parce que le Uptown, là où vivent les nantis, n’avait pas besoin d’argent ! Aujourd’hui, avec tous les restaurants qui ont fermé ou qui souffrent à cause de la crise sanitaire, je fonctionne de la même manière. Du coup, je découvre des petites échoppes qui ne payent pas de mine, mais qui à l’intérieur ressemblent à la  caverne d’Ali Baba. L’autre jour, j’ai acheté deux bouteilles d’un vin argentin tellement bons que j’ai eu envie de danser la tango toute la nuit !

 

Propos recueillis par Frank Rousseau, notre correspondant à Los Angeles