Kaley Cuoco : « Le vin doit être respecté ! »

 

 

En 2007 elle accède à la notoriété, avec l’interprétation de Penny dans la sitcom cultissime « The Big Bang Theory ». En 2019, elle devient l'héroïne d'une série télévisée intitulée « The Flight Attendant », l'histoire d'une jeune hôtesse de l’air qui se réveille près d'un cadavre, sans le moindre souvenir, à la suite d'une soirée fortement alcoolisée. Mais dans la vraie vie, la relation qu’entretient cette bien jolie actrice avec ce type de boissons est des plus sages.

 

 

Il faut que je vous fasse une confidence. Je déteste prendre l’avion. Je sais, je joue une hôtesse de l’air dans « The Flight Attendant » mais moi, dans la vraie vie, l’idée de quitter le plancher des vaches, ce n’est pas quelque chose de rassurant. C’est même contre nature à mes yeux. Je devais partir en Australie quand je me suis fait interpeller à l’aéroport, par un agent de la TSA pas commode du tout. Mes bagages venaient juste de passer aux rayons X quand elle s’est aperçue qu’il y avait un truc suspect dans l’un de mes sacs ! Elle l’a donc ouvert avec ses gants en latex et elle m’a alors demandé : « C’est quoi ça ? », « ça », lui dit-je « c’est un tire-bouchon ! ». Elle m’a alors répondu : « Mais il est énorme votre tire-bouchon ». Et je lui ai rétorqué: « Oui, c’est un modèle pour professionnel ! Vous pouvez compter sur lui ! C’est de l’acier inoxydable, très résistant ! ».

Elle m’a alors informée qu’on allait me le confisquer ! Bien entendu, j’ai essayé de m’y opposer ! Elle m’a alors donné deux autres options. Soit, je retournais au comptoir d’enregistrement pour le mettre dans la soute à bagages, soit je me l’envoyais par la poste. Il y avait en effet une poste à l’aéroport. Le problème, c’est que je prenais le risque de louper mon avion ! Je m’en voulais terriblement d’avoir oublié ce tire-bouchon qui, je le concède, aurait très bien pu devenir une arme entre des mains malintentionnées. La mort dans l’âme, j’ai donc abandonné mon outil préféré au service de sécurité ! Je pensais en avoir fini. En fait, pas du tout. L’officier découvrit un autre tire-bouchon, beaucoup plus petit lui, dans ma trousse à maquillage ! Même question. Même sanction. Finalement, cette dame me suggéra d’enregistrer systématiquement mes tire-bouchons avec mes bagages de soute. Elle me donna en plus deux autres conseils. Le premier : acheter un tire-bouchon à chaque fois que j’arrive à destination. Le second : de ne consommer que des bouteilles munies d’un bouchon qui se visse. Comme les mignonettes servies dans les avions. Je lui ai répondu que ce type de conditionnement était une honte absolue ! En toute logique, elle a fini par me demander pourquoi « trimballais » deux tire-bouchons dans mes effets personnels. Je lui ai alors rétorqué : « Le vin doit être respecté ! Pour ouvrir de bons crus, je choisis ce qui se fait de mieux et ça, voyez-vous, ne se trouve pas dans les chambres d’hôtels ! ». Puis, dans une grande tirade, j’ai conclu : « Les grands chefs cuisiniers ne quittent jamais leurs couteaux. Ce sont des extensions d'eux-mêmes. Moi, ce sont mes tire-bouchons ! Je les connais bien ! Je les ai bien en main. Je sais qu’ils sont fiables et qu’ils ne me lâcheront jamais ! ». Sauf que cette fois-là, c’est moi qui les ai lâchés !

 

 

Propos recueillis par Frank Rousseau, notre correspondant à Los Angeles