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Hugh Laurie : Quoi de neuf Docteur ?

Qu’avez-vous fait de concret après la fin de « Dr House » ?

 

J’ai juste eu la chance d’enregistrer un disque et de me produire brièvement avec un groupe ! Une expérience que j’ai tellement adoré que j’ai enregistré un second album et là, pour le coup, je suis passé à la vitesse supérieure. Du jour au lendemain, j’ai quitté l’environnement réduit de Gregory House pour parcourir le monde ! Je me suis rendu en Australie, en Amérique du Sud et en Europe où nous nous sommes produits dans seize pays en vingt et un jours ! Je ne pourrais même plus vous les citer tant c’était intense ! D’ailleurs, je ne sais pas si je serai en mesure de vous citer seize pays de manière générale ! (rires) ? Ces voyages sont la chose la plus intéressante, la plus excitante, que j’ai pu faire dans ma vie ! Grâce à cette nouvelle et extraordinaire distraction, je n’ai pas eu trop de mal à faire le deuil de House. C’est vrai que j’aurai pu me sentir frustré d’avoir quitté ce personnage tant les fans l’appréciaient, mais je dois avouer que le vide fut très vite comblé dans ma vie ! Avec le recul, je me dis même souvent que si j’avais planifié tout ça, je n’aurai pas fait mieux ! J’ai laissé les choses venir à moi naturellement ! Depuis « The Night Manager », je dois le confesser, je me suis un peu laissé porter par le hasard et par la chance. Au gré de mes rencontres et de mes envies ! Mais ça fait du bien d’être de retour !

 

Vous savez que les Français sont particulièrement fans de vous, en tant qu’acteur comme en tant que musicien. Quelle est votre relation avec la France aujourd’hui. Y avez-vous finalement acheté une maison ?

 

Non ! Mais j’aimerai bien si vous m’en trouvez une ! Si possible non loin d’un vignoble, comme ça je pourrai aussi me constituer une meilleure cave que celle dont je dispose aujourd’hui. C’est important d’avoir de bons vins chez soi. Déjà pour faire plaisir à la personne que l’on aime le plus au monde : soi-même ! Ensuite, pour ceux et celles qui comptent pour vous : votre famille, vos amis ! Dès que vous ouvrez une bonne bouteille, les gens se disent : « Whaouh, il ne se fiche pas de nous ». Servir un bon cru, c’est quelque part envoyer un message qui dit : « Votre présence me touche et je l’honore avec ce vin ! ». C’est de la communication non verbale !

 

J’ai toujours aimé la France. Il y a même une période de ma vie, quand j’étais gamin, où j’y passais beaucoup de temps ! Je faisais pas mal d’allers-retours entre la Grande-Bretagne et la France, en particulier pour apprendre votre langue ! Je vivais chez des Français pendant mes vacances scolaires et mon Français était très bon. Et sans que je boive du vin je tiens à le préciser. Je ne dirai pas que j’étais bilingue mais presque ! Depuis, tout est parti !

 

Vous êtes donc un inconditionnel de la France…

 

Oui, de ses vins, de sa gastronomie, de sa culture. Comment ne pas aimer la France ? Je sais qu’il y a toujours des tensions entre les Anglais et les Français ! Mais cela ne va pas plus loin que les relations que peuvent avoir des voisins ! On se regarde, on s’observe, on essaye de se trouver des rivalités et des points de discordances, mais au fond, lorsqu’on analyse bien la chose, on constate qu’une profonde affection nous unie !

 

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