Holly Hunter : « Le vin c’est comme le cinéma, il en faut pour tous les goûts »

Née dans l’Etat de Géorgie, l’actrice américaine a atteint la consécration grâce à « La Leçon de Piano ». Aujourd’hui, elle nous enseigne comment il faut apprécier le vin.

 

Mon père était fermier. J’entretiens donc une histoire d’amour passionnelle avec la terre et ce qu’elle est capable de produire. J’ai cependant découvert le vin sur le tard. Aux alentours d’une trentaine d’années. Auparavant, j’ai bien trempé mes lèvres dans quelques verres tendus par des amis. Il faut croire que les crus qu’ils m’avaient servis ne devaient pas être inoubliables car je n’ai ressenti aucune émotion. Et puis, un jour, ce fut la révélation. On m’a invité dans un restaurant à New York. Le vin que l’on m’a servi à table était un Pétrus. Chaque gorgée ravissait mes papilles et mes sens. Je n’ai jamais oublié cette impression. C’est comme si soudainement, je découvrais l’extase. Le problème quand vous buvez des vins d’exception, c’est que vous mettez la barre très haut. Fatalement la plupart des crus que l’on vous sert par la suite ne sont pas toujours au niveau. Vous entrez alors dans ce travers bien légitime qui consiste à comparer constamment.

Je pense que c’est une erreur et que cette approche ne peut que provoquer en vous des frustrations. Avec le temps, j’ai compris que le vin c’était comme le cinéma. Il en faut pour tous les goûts et j’allais ajouter, pour toutes les bourses. Vous avez des films grand public et des films d’auteurs et indépendants. C’est la même chose pour le vin. Vous avez des productions qui sont destinées au plus grand nombre et d’autres qui d’adressent à des connaisseurs. Au final, le plus important, c’est que chacun y trouve son bonheur.

 

 

 

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