Forest Whitaker : l’inoubliable vin des collines de Parme

Forest Whitaker et son épouse Keisha

 

Il a débarqué dans notre paysage cinématographique en 1982, avec TAG : le jeu de l’assassinat (Tag: The Assassination Game). Acteur versatile, l’Américain s’est surtout illustré en incarnant le dictateur ougandais Idi Amin Dada dans « Le dernier roi d’Écosse ».

 

La première fois que j’ai découvert le vin et son univers, c’était en Italie lors d’un voyage avec ma femme. Quand je dis « vins », je pense à de bons crus, et non à la piquette que l’on vous vend à prix d’or dans des ces restaurants « typiques » de New York ! Vous savez, ceux qui vous affirment que leur vin est le meilleur au monde alors que tout le monde sait qu’ils vont le puiser dans des Cubitainers en plastique au fin fond de leur officine ! Planqué derrière un rideau ou une porte ! A l’abri des regards !  (rires). Bref, nous étions dans la région de Parme quand nous avons fait une halte dans un petit établissement qui ne payait vraiment pas de mine ! Comme nous ne parlons pas l’italien et que le maitre des lieux ne comprenaient rien à l’anglais, nous lui avons fait comprendre, en faisant des gestes - que nous avions soif et faim. Le monsieur nous a donc amené le menu qui était écrit, je vous le donne en mille, uniquement en italien ! Ce qui est,  après tout, assez normal ! 

Pour éviter de perdre du temps, nous avons pris le plat du jour. C’était un assortiment de charcuterie qui fondait littéralement sur la langue. Une explosion de goût. Je n’avais jamais mangé quelque chose d’aussi bon ! Les produits étaient frais, c’était indéniable. Ils n’avaient surtout pas un goût de plastique comme c’est souvent le cas pour les plats sous vide ! Là, c’était visiblement directement du producteur au consommateur. Aucun-doute là-dessus !

Quid du vin me direz-vous ? Rien que d’y penser, j’en ai encore l’eau à la bouche ! Le restaurateur nous a en effet servi, un vin rouge de Parme dont le raisin avait macéré sur des écorces pendant une semaine. Je ne me rappelle plus du nom, mais le goût lui est inoubliable. A chaque fois que je pense à l’Italie, je songe à ce restaurant perdu dans les collines parmesanes et à ce vin, servi généreusement par un restaurateur à l’accent chantant !

  

Propos recueillis par Frank Rousseau, notre correspondant à Los Angeles