Foires aux vins vs Primeurs : quel est le bon choix ?

Les foires aux vins des Hypers ont démarré. Si le choix est conséquent et comprend des crus prestigieux qui attirent les convoitises d’une majorité de clients, quelques précautions élémentaires sont à prendre. Les voici :

 

Les choses à savoir

 

Négociants et cavistes spécialisés garantissent à priori des conditions de stockage optimales. Si la grande distribution a fait énormément d’efforts, le parcours de certains lots est quelquefois compliqué à tracer. Quelques conseils de base :

  • Pour les vins blancs, plus fragiles, prenez de préférence les bouteilles en fonds de rayon, un peu moins exposées à la lumière.
  • Les très grands vins en grande distribution servent souvent de produit d’appel et les quantités sont généralement limitées. Si c’est un coup de cœur et que vous souhaitez l’acheter, faites-le immédiatement.
  • Sachez aussi que l’achat de très grands vins en grande distribution demeure plus risqué que chez un négociant qui l’aura stocké dans ses caves depuis sa réception.

 

Pourquoi de telles différences de prix ?

 

Revenons au système des Bordeaux achetés en primeur que l’on retrouve en foires aux vins deux ans après. Leur prix était censé être plus abordable que l’achat du même millésime deux ans plus tard en bouteille. Toutefois le règlement initialement demandé n’inclut pas les taxes qui seront à régler lors de la réception des bouteilles, ce qui corse déjà la note de 20 %.

 

Exemple concret, les foires de cet automne vendent des grands crus classés des millésimes 2012, 2013 ou 2014, et ces vins ont été proposés en primeur en 2013, 2014 et 2015. Hors les prix bougent sans arrêt en fonction de l’offre et de la demande mondiale. Les grandes surfaces proposent, elles, un prix qui est en cohérence avec la négociation effectuée et le prix d’achat obtenu, sachant que les enseignes margent en général très peu sur les vins les plus coûteux. Il arrive ainsi que ce prix soit inférieur à celui payé pour le même vin acheté quelques années auparavant dans le circuit primeur par le même amateur qui arpente les rayons de sa foire aux vins préférée ! Ce qui ne veut pas dire qu’il y a tromperie ou arnaque. Les fluctuations de ce marché de niche des crus classés de Bordeaux notamment sont de plus en plus importantes et les prix sont bien souvent trop élevés même en primeur. Les bons et très bons millésimes les font s’envoler et lorsque la qualité est moindre, les prix baissent peu, voire pas du tout. Il faut accepter une fois pour toute l’idée que les primeurs deviennent des paris de plus en plus risqués.