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Domaine de Champ Fleury : innovation et respect de l’environnement

Depuis 10 ans le fils Coquard a repris l’exploitation familiale située à Marcy-sur-Anse. Le vin était déjà le loisir de Louis-Marie quand il était enfant. Il s’y est préparé par 6 ans d’apprentissage, suivis d’un BTS à Beaune et d’un stage en Australie, « histoire de voir ce qui se fait ailleurs ». Maintenant à la tête de 24 hectares dans le sud du Beaujolais, avec un salarié permanent et des équipes de saisonniers, Louis-Marie est tout d’abord comptable d’une tradition familiale.

 

Les terres de Champ Fleury produisent en effet des jus destinés à des beaujolais « classiques ». Les sols de pierres dorées (elles contiennent des oxydes de fer) qui brillent au soleil conviennent parfaitement aux plants de Gamay. Le vigneron y vendange des raisins qui lui permettent d’élaborer des beaujolais plus ou moins souples, selon l’âge de ses vignes. Ces vins constituent environ 75 % de sa production actuelle.

Mais il perpétue aussi des pratiques débutées par ses parents. Le domaine se conforme maintenant pleinement à la démarche Terra Vitis et Louis-Marie a également entrepris de diversifier sa gamme. Il a planté du Pinot noir et du Chardonnay pour proposer des Bourgognes d’appellation régionale ainsi que des Crémants. S’il semble y avoir une forte demande pour un vin blanc élevé en fût de chêne, lui préfère se limiter à un peu de rondeur « sans que les notes de vanille et de boisé ne soient trop perceptibles ». Ce vin en cours de préparation devrait être disponible dès fin 2017.

 

Enfin, avec quelques vignerons audacieux de la région, il a planté en 2016 un demi-hectare de Gamaret, un cépage issu d’un croisement Gamay-Reichensteiner (une variété allemande). Louis-Marie est curieux de voir s’il peut ainsi produire un vin rouge un peu plus coloré et structuré. Le vigneron est visionnaire, car il se murmure que ce nouveau cépage pourrait à terme entrer dans la composition des beaujolais !