Dégustation inédite chez Piper-Heidsieck !

Régis Camus a reçu l’équipe de Gilbert & Gaillard pour une dégustation inédite de tous les millésimes de la Cuvée Rare. 8 seulement ont vu le jour, de 1976 à 2002. Un grand moment que nous tenions à vous faire partager.

 

Le millésime 2002 : Il a produit des vins extrêmement riches, opulents mais équilibrés, qui font une remarquable carrière. Régis Camus définit le millésime comme « la caverne d’Ali-Baba, dans laquelle on n’aurait pas laissé entrer les 40 voleurs ».

La Cuvée Rare 2002 : Robe or clair limpide. Nez délicat, subtil où les notes de fruits frais s'associent à une tonalité toastée discrète. En bouche une grande qualité de texture, un vin tendu et soyeux aux arômes explosifs en milieu de bouche et une longueur remarquable. 95/100

 

Le millésime 1999 : malgré des excès climatiques, il fait preuve d’une belle acidité et a su séduire Régis Camus et son équipe pour entrer dans le cercle fermé des Cuvée Rare.

La Cuvée Rare 1999 : Robe dorée assez soutenue. Nez épanoui de fruits secs, confits, touche exotique, beaucoup de délicatesse. La bouche est ample, généreuse, très expressive, avec une connotation épanouie cristallisée par une finale grillée et torréfiée encore discrète. 94/100

 

Le millésime 1998 : Plus subtil, délicat même, largement millésimé en Champagne eu égard à sa qualité. Les vins sont aujourd’hui en pleine possession de leurs moyens.

La Cuvée Rare 1998 (dégustée en magnum) : Robe dorée chatoyante. Nez réservé, tout en délicatesse, s’ouvrant lentement sur des notes grillées aux accents orientaux. La bouche est ample et soyeuse et surtout merveilleusement longue. Une promesse pour l'avenir ! 96/100

 

 

Le millésime 1990 : Malgré d’importantes gelées de printemps, le millésime connut un bel été ce qui lui apporta une constitution solide et une capacité à vieillir certaine. Des vins plutôt durs jeunes qui sont aujourd’hui beaucoup plus aimables, tout en ayant gagné naturellement en complexité.

La Cuvée Rare 1990 : Or soutenu, magnifique. Nez exotique de gingembre, pain d’épices, angélique. Bouche légèrement teintée de rancio, noix, épices douces. Vive en attaque elle enchaîne sur une douceur et une complexité aromatique typique. Gros potentiel encore. 96/100

 

Le millésime 1988 : Une année atypique, que Régis Camus qualifie de « vin d’ambiance », clairement épanoui et nettement orienté vers les épices, les parfums orientaux, privilège de l’âge ! Toujours est-il que le millésime a connu un certain succès en Champagne et la Cuvée Rare ne fait pas exception.

La Cuvée Rare 1988 : Vieil or. Nez complexe, subtil et évolutif, une féérie aromatique, gourmande, délicieusement exotique et orientale. Quelle bouche, merveilleusement ample, riche, encore très fraîche et d’une longueur impressionnante qui met en valeur les mêmes arômes complexes. Un must ! 99/100

 

 

Le millésime 1985 : un hiver rigoureux avec des températures de -35°C dans les vignes. Après le dégel les températures redescendent très bas et détruisent de nombreux pieds. Le millésime est naturellement concentré par la force des choses, ferme, encore jeune même.

La Cuvée Rare 1985 : Doré très soutenu. Nez  qui semble jeune, sur la retenue, notes fruitées mûres, peu d’évolution. Bouche incroyablement charpentée, juvénile, ferme même, avec cette touche de classe des grands terroirs et toute la pureté de la cuvée. Un grand millésime de Champagne qui confirme son statut !  97/100

 

Le millésime 1979 : Des vendanges tardives, qui débutent le 6-7 octobre. De beaux raisins, qui ont fourni des vins racés et équilibrés, avec une richesse naturelle qui leur a permis de tenir dans le temps.

La Cuvée Rare 1979 : Robe incroyablement orangée, superbe. Nez subtilement épanoui de pâtes de fruits et d’écorce d’orange. Bouche très délicate sur ce registre évolué où dominent les fruits confits et notamment les agrumes. Belle longueur et une formidable netteté aromatique. Quelle forme ! 94/100

 

 
 
Le millésime 1976 : Vendanges au 30-31 août, quasiment du jamais vu en Champagne, conséquence d’un printemps et d’un été extrêmement secs mais non caniculaires. Des vins qu’on ne pensait pas aptes à vieillir autant mais qui ont déjoué les pronostics.
 

La Cuvée Rare 1976 : Vieil or, soutenue. Nez curieusement sur la retenue, évoquant les épices douces, la vanille, touche exotique et torréfiée. Bouche remarquablement en forme où s’expriment les épices orientales, la muscade, la réglisse, le caramel... Belle longueur encore empreinte de fraîcheur. Une longévité impressionnante ! 93/100

 

AND THE WINNER IS… Cuvée Rare 1988 

 

Grand millésime champenois, ce 1988 version Cuvée Rare est tout simplement époustouflant. Le fameux assemblage de 70% de chardonnay (Villers-Marmery, Trépail, Vaudemange, Avize, Le Mesnil et Chouilly) et de 30% de pinot noir (Verzy, Verzenay, Bouzy et Aÿ) libère toute sa puissance et sa complexité au vieillissement. Ce millésime controversé lors de sa sortie a finalement donné de jolies bouteilles, mais cette Cuvée Rare va au-delà de ce qualificatif. Il est aujourd’hui ce qu’on peut appeler un vin jubilatoire ; l’archétype du grand vin de Champagne mature. 99/100