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Dans la famille Rosés, je voudrais le champagne !

Surfant sur une progression des vins rosés, le champagne rosé a été remis à la mode depuis les années 90 (même s’il a maintenant tendance à stagner). Son surcoût par rapport au champagne est-il mérité ?

 

Pas un, mais des champagnes rosés :

 

On distingue d’abord les champagnes issus d’un assemblage de vin blanc avec du vin rouge de la région (provenant de pinot noir ou de pinot meunier). Si le « coupage » est, nous l’avons vu, interdit partout ailleurs, pourquoi « l’assemblage » (notons la différence de connotation) l’est-il en Champagne ? C’est que ce mélange doit être fait avant la prise de mousse en bouteille. Se côtoyer longuement dans une bouteille (15 mois minimum, voir 36 pour un champagne millésimé) permet aux vins de se fondre harmonieusement.

 

Mais le summum du rosé demeure celui qu’on obtient en « champagnisant » un vin rosé obtenu par macération (quelques heures) de la peau des raisins noirs dans leur jus. L’étiquette porte alors une mention « rosé  de saignée », « pressurage directe », ou « macération ».

 

Si la 2nde technique, plus complexe à mettre en œuvre, donne des vins plus fins, la 1ère peut aussi donner d’excellents vins, à condition que le vin rouge utilisé soit bon. Science et réchauffement climatique aidant, c’est de plus en plus fréquent.

 

Fruité et sucrosité

 

Le champagne rosé porte toujours des notes fruitées, même quand il est « brut » (sucre ne dépassant pas 12g/l) voir, ce qui est plus rare « brut nature » (sans sucre ajouté). On trouve ainsi des arômes de cerise, fraise, goyave, litchi, fraise de bois… C’est le type de boisson qui vous fera indubitablement marquer des points lors de l’apéritif d’un premier rendez-vous !

 

S’il est plus sucré (extra-dry, sec ou demi-sec), réservez-le alors à une tarte aux fruits rouges au printemps. Et pourquoi ne pas y tremper rapidement un petit biscuit rose de Reims, si une envie de cocooning survient ?

 

Enfin, si le champagne rosé est une boisson ancienne (Dom Ruinart en réalisait déjà en 1764), comme la plupart des rosés, mieux vaut le boire dans l’année pour apprécier sa fraîcheur.

 

Prochain épisode : rosé de stars et stars des rosés.