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Château de l’Hermitage : L’énergie de Géraldine Lefebvre-Lopez

C’est son grand-père qui a créé la propriété en 1963 sur ce terroir de Saint-Martin du Puy, près de Sauveterre de Guyenne, avec 3 hectares de vignes. Ses deux fils ont repris l’exploitation en 1980 et elle représente la troisième génération. Aujourd’hui, elle gère avec ses parents, Gérard & Martine, 40 hectares en appellation Bordeaux supérieur et Bordeaux.

 

 

Après des études d’œnologie et de commerce à Montagne Saint-Emilion, Géraldine s’est installée sur les terres familiales en 2009, en pleine période de crise. Chargée de la commercialisation, elle a alors l’opportunité de décrocher un marché en Chine grâce à un ami installé là-bas. Elle fonce ! L’aventure commence, qui va conduire à une évolution majeure, puisque la production est aujourd’hui totalement vendue en bouteilles ce qui représente environ 220 000 bouteilles par an. Un vrai défi qui a été relevé sans l’ombre d’une hésitation par Géraldine, dont le dynamisme n’a d’égal que sa force de caractère. Elle gère à peu près tout : vendanges, vinifications, achat des matières sèches, mises en bouteille… Mais elle pense en premier lieu à ses clients et aux services qu’elle peut leur offrir, qui demandent beaucoup de disponibilité mais qui sont aussi un moyen de fidéliser : création d’étiquettes, habillages personnalisés, achat par petits lots…

 

 

Depuis 2010 a débuté un autre challenge, pour lequel Géraldine a dû convaincre son père qui s’occupe avec beaucoup de soins et de maîtrise de l’ensemble des vignes. Sa très bonne gestion du vignoble a permis d’élaborer une qualité autorisant une commercialisation de toute la production en bouteilles et il a accepté de franchir le pas vers un vignoble en agriculture biologique. La conversion a ainsi débuté, parcelle par parcelle, depuis 2015 vingt-cinq hectares sont certifiés et le reste de la propriété devrait l’être prochainement, le premier millésime commercialisé sous ce label étant le 2013. Cette démarche rencontre un écho très favorable à l’exportation où les vins sont vendus à 70 %, en Chine, au Japon, au Danemark, en Allemagne et sur l’île de La Réunion. Car le style plaît, féminin, sur le fruit, digeste, sans négliger pour autant la structure : « ici c’est un chai de femmes » revendique fièrement Géraldine Lefebvre-Lopez. Et elle enchaîne, lucide et pleine de bon sens, « les goûts des consommateurs ont beaucoup évolué dans les 10 dernières années. Les vins à l’ancienne, extraits, très tanniques, n’ont plus guère de public. En outre, la plupart des amateurs de vin n’ont plus de cave et veulent des bouteilles prêtes à l’emploi ».

 

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