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Anthony Charvet, la passion du vin face au défi de la météo

A trente-huit ans, Anthony Charvet incarne la cinquième génération de vignerons de sa famille. Installé à Chiroubles, dans le nord du Beaujolais, il s'affaire depuis le plus jeune âge dans les vignes de son père, avant d'être engagé dans un domaine voisin.

 

Depuis 2000, il exploite 3,60 hectares de vignes partagées entre les Morgon, Fleurie et Chiroubles. « J'ai repris une partie des terres de mon père, et j'exploite des parcelles en métayage et en fermage ». Conscient des ravages des produits phytosanitaires sur sa santé et sur l'environnement, le vigneron tente de limiter au maximum leur utilisation. Il privilégie la bouillie bordelaise et les engrais organiques, sans perdre son réalisme pour autant. « Je ne m'interdis rien. Je ne veux pas risquer de perdre ma récolte à cause de l'oïdium ou du mildiou ». Mais dans le Beaujolais, le plus grand danger vient du ciel.

 

En 2016, Anthony Charvet n'a pas produit le moindre centilitre de vin. Le coupable ? La grêle, qui s'est abattue sur le Beaujolais à la fin du printemps. Cette année, les intempéries ont à nouveau touché le vignoble. Le viticulteur a perdu la moitié de sa récolte en l'espace de quelques heures. « C'est compliqué », admet-il. « J'ai beau avoir des assurances et du vin en cave, ça ne fait pas tout. Financièrement c'est une chose, mais ça devient dur mentalement ». Restent la passion et l'espoir que les prochains millésimes soient plus cléments pour renouer à nouveau avec le plaisir de faire du vin.

 

 Rédigé par Alexandra Reveillon

Le 18/10/2017