Leonardo Di Caprio : « J’aime les Bordeaux ! Mais aussi les vins italiens. On ne renie pas ses origines »

Leonardo Di Caprio : « J’aime les Bordeaux ! Mais aussi les vins italiens. On ne renie pas ses origines »

 

C’est aujourd’hui l’acteur le plus « bankable » et un des plus séduisants de la planète. Dans « The Great Gatsby » de Baz Lurhmann, la star réussit la prouesse de nous faire (presque) oublier la magnifique prestation de Robert Redford dans l’adaptation cinématographique de Jack Clayton réalisée il y quarante ans. Au fond, la différence entre Leo et son personnage - crée par F. Scott Fitzgerald - c’est que ce dernier mène une existence basée sur les apparencs) et que Di Caprio lui, les combat farouchement. L’ex héros de « Titanic » n’a que deux ambitions : éviter que la planète coule à pic et… boire de bons crus lorsqu’il en a l’occasion !

Quarante ans après Robert Redford, vous prêtez vos traits à l’un des personnages à la fois les plus complexes, les plus emblématiques et les plus fascinants de la littérature américaine : Gatsby le Magnifique. A quel âge avez-vous découvert ce chef d’œuvre de Francis Scott Fitzgerald ?

J’avais 15 ans ! Je savais que « Gatsby le Magnifique » était considéré comme l’une des plus grandes nouvelles du XXe siècle. Ce livre, c’est une saisissante « photographie » du rêve américain. Le premier livre qui nous parlait d’argent, de l’ascension dans l’Establishment dans notre pays, de l’émergence de classes sociales hyper privilégiées avec en bas de l’échelle des gens qui mourraient de faim et de l’autre une poignée d’individus frivoles, arrogants, qui faisaient la fête, buvaient, dansaient… Au fil des pages, nous découvrions la décadence d’une société mais aussi l’obsession d’un homme, Gatsby, un romantique solitaire et désespéré qui va tout mettre en œuvre pour reconquérir celle qui lui a échappé.

 

Gatsby c’est aussi le charme, le sex appeal, un regard magnétique, une certaine façon d’occuper l’espace. On se demandait quel était votre rapport avec la séduction ?

Je suis quelqu’un de romantique mais je sais aussi que l’amour rend aveugle et que même si les roses sont belles, elles ont toujours des épines ! Je pense enfin que quoique vous fassiez, ce sont les femmes qui ont les cartes en main ! Ce sont elles qui mènent la danse ! Leur force, leur vrai talent, c’est de vous faire croire que c’est vous qui contrôlez tout alors qu’il n’en est rien…

 

Comment vous y prenez vous - même si c’est illusoire - pour qu’une femme succombe à votre charme ou vous remarque ? Est ce que cela implique des soirées au restaurant, des bons vins, des rivières de diamants, des livraisons de roses par milliers ?

Rien de spécial ! J’essaye simplement de rester moi-même car je pense que les femmes ne sont pas réceptives à ce genre de démonstrations bassement matérialistes ! Les hommes font beaucoup de spéculations sur la façon de faire craquer une femme mais encore une fois je pense qu’une femme ayant des qualités, une vraie romantique pour le coup, se fiche éperdument qu’on lui jette aux pieds des preuves de la bonne santé de notre compte en banque ! Etaler sa richesse, c’est le degré zéro ! Cela dit, parlez de vins, qui plus est avec une connaisseuse, cela peut être une bonne entrée en matière.

 

Et si la dame n’est pas connaisseuse ?

Vous savez il ne faut pas croire que la connaissance du vin est l’apanage des hommes. Il m’est arrivé de croiser dans des restaurants des sommelières qui maitrisaient parfaitement le sujet. Personnellement, j’aime bien qu’une femme me dirige quand il est question d’un vin ! C’est toujours très plaisant quand une femme vous prend par la main. Quand elle essaye de vous convaincre. Et puis je trouve que le vocabulaire lié aux vins prend une tournure agréable dans la bouche d’une dame !

 

Vous avez des vins préférés ?

Les rouges ! Les Bordeaux ! Mais aussi les vins italiens. On ne renie pas ses origines, ni son ADN !

 

Avez-vous des regrets par rapports à votre carrière ? Est ce que vous dites parfois : « J’aurais dû faire si et pas ça »

Je n’ai aucun regret sincèrement. J’aurais pu en avoir si en regardant dans le rétroviseur je m’étais dit : « Tu n’as rien fichu ! Tu t’es assoupi ! Tu n’as pas su saisir les incroyables opportunités que l’on t’offrait ! Tu n’as pas su profiter de ta chance ! ». Mais franchement, ce n’est pas le cas !

 

Si vous n’aviez pas été acteur, vous auriez fait quoi ?

Toute mon enfance, j’ai rêvé de devenir océanologue, biologiste ou environnementaliste. Quand j’avais une dizaine d’années, à la question « Que veux-tu faire plus tard ? » posée par l’un de mes profs, j’avais répondu sans la moindre hésitation: « Me faire embaucher par le commandant Cousteau afin de sauver les baleines et les dauphins ». Dans leurs chambres, mes potes avaient collés des posters de David Hasselhoff en pleine action, moi c’était la Calypso ! J’avoue que ce n’était pas très sexy mais rien que la regarder me donnait des envies de voguer partout dans le monde ! L’appel du large !

 

S’il n’y avait pas eu le raz-de-marée Titanic pensez vous que vous seriez le Leo que tout le monde s’arrache aujourd’hui ?

Soyons réalistes, des films de l'envergure de « Gangs of New York » ou « The Aviator » auraient eu du mal à être financés si je n'avais pas fait partie de la distribution de « Titanic ». En langage hollywoodien, je suis devenu une « cash machine » alors autant que ça serve pour des projets qui en valent la peine ! Le grand bénéfice de « Titanic » c’est, au fond, d’avoir pu me permettre de devenir un catalyseur de projets ! Quand j’ai tourné « Titanic » avec Kate Winslet, nous étions pour ainsi dire des novices dans ce métier. Kate et moi savions que nous étions en train de participer à un gros blockbuster. Pour autant, nous étions loin de nous imaginer que nous nous retrouverions du jour au lendemain propulsés au rang d’icône vivante. Ce qui nous a sauvé tous les deux de la folie, c’est que nous avions une capacité à bien rester les pieds sur terre et que nous prenions beaucoup de distance lorsqu’on s’adressait à nous comme si nous étions des dieux vivants !

 

« Gatsby » vient de faire l’ouverture du Festival de Cannes.  Une anecdote à nous raconter à propos de cet événement majeur ? 

Monter les marches, c’est quelque chose qui compte dans la vie d’un acteur. En plus le vin qu’on sert là bas est très bon !  Me rendre à Cannes, c’est un peu comme revivre la « Dolce Vita » à chaque fois. C’est comme si la ville entière s’était métamorphosée en un gigantesque, un tentaculaire tapis rouge. Ce que j’aime chez les Cannois c’est qu’ils contribuent, à leur manière au succès et au rayonnement de ce Festival. Toute la collectivité  respire et vit à l’heure du cinéma. J’espère avoir quelques heures pour moi pour visiter à nouveau l’arrière-pays. Et pourquoi pas ses vignobles !

 

Vous venez de tourner trois films d’affilée. Quels sont vos projets maintenant ? Une méga sieste avec un bon verre de rosé bien frais savouré à l’ombre d’un olivier…

J’ai travaillé pendant deux ans sans interruption. C’est vrai. Mais je déteste me relaxer ! Il faut toujours que je sois en mouvement. Mon prochain projet n’est en rien cinématographique. Il est environnemental. Je suis en train de mettre en place la plus grande collecte de fond réalisée pour l’écologie ! En partenariat avec ma fondation et Christie’s, ainsi que 33 artistes contemporains ; nous allons mettre aux enchères leurs créations. L’argent récolté servira à financer la protection de jungles en danger mais aussi des  massifs coralliens. En règle générale seulement 2% de ce genre d’actions philanthropiques concernent la protection de notre environnement. Je sais, c’est étrange mais c’est comme ça. On donne très peu pour la planète ! Voilà pourquoi je voulais changer la donne !

 

Propos recueillis par F.ROUSSEAU à New York

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