Envie de travailler dans le vin ?

En France, Vin et Société estime que le secteur génère 558 000 emplois. De nombreux métiers, très distincts, sont proposés. En cette période de fin d’année scolaire, nous vous proposons de passer en revue les différentes filières et les moyens d’y accéder.

 

Tout démarre bien sûr par la culture de la vigne. (Précisons qu’on distingue généralement « viticulture » (à la vigne) de « viniculture » (au chai) ; le « vigneron » cumulant les deux.

 

Viticulteur :

 

À l’instar des métiers agricoles, le nombre des exploitations est en forte décroissance en France. (Plus de 140 000 pendant les trente glorieuses, alors que ce chiffre a été divisé par deux actuellement). On compte toutefois encore 142 000 viticulteurs. On boit en effet mieux mais moins, et surtout les exploitations, autrefois souvent en polyculture, deviennent de plus en plus spécialisées avec des surfaces plus conséquentes. Logiquement, la viticulture, traditionnellement enseignée par transmission directe, fait maintenant l’objet de nombreuses formations académiques, en alternance ou pas. Démarrant par des CAP agricoles, on trouve également des bac pro (par exemple à Amboise), des diplômes de technicien (comme à l’IFCO/Marseille-Paris) ou des Brevets de Technicien Supérieur Agricole de viticulture-œnologie (BTSA, plus de 35 établissements en France ).

 

De plus, il est également classique que ces formations soient complétées par de premières expériences professionnelles au sein d’exploitations dans d’autres régions agricoles que celle où l’on souhaite exercer, voire à l’étranger. Car qu’on vienne d’une famille cultivant la vigne de longue date ou pas, rien ne vaut la multiplication des expériences avec des sols et climats différents. Notons d’ailleurs qu’il n’est pas obligatoire d’hériter de terres agricoles. Si l’hectare de vigne est souvent inaccessible (comme en Champagne), d’autres régions telles le Languedoc ou la Loire peuvent permettre, à terme, à quelqu’un de se lancer. Enfin, rappelons que si ces métiers requièrent des qualités d’observations et de patience, ils sont également durs physiquement ; tailler la vigne pendant plusieurs mois en hiver n’est pas toujours plaisant !

 

Œnologie :

 

Une fois les raisins vendangés, démarrent les étapes au chai qui vont permettre de faire le vin. L’œnologie peut être enseignée lors d’un diplôme de technicien universitaire (DU), mais l’œnologue est lui diplômé en deux années, requérant un niveau initial BAC+3. Il s’agit en effet d’un spécialiste de la biologie et de la chimie du vin, et non pas d’un « fin connaisseur »  comme on le croit souvent. Une fois encore, chaque région viticole propose ses formations (Université de Reims Champagne-Ardenne, de Bourgogne, Institut de la Vigne et du Vin…). De plus en plus fréquemment, les vignerons sont eux-mêmes œnologues, ou bien ils font appel à des laboratoires d’œnologie pour les épauler. Précisons que la formation de SupAgro à Montpellier, historique, est une référence mondialement reconnue.

 

Il existe également un diplôme d’ingénieur agronome viticulture-œnologie pour former le nec-ultra des scientifiques du vignoble. Enfin, pour faire face aux enjeux futurs du vignoble (maladie du bois, changement climatique…) des chercheurs en génétique et en ampélographie seront nécessaires.

 

Vente :

 

La vente du vin, par l’exploitation elle-même ou par des grossistes et distributeurs requiert elle aussi des formations spécialisées, car la compétition s’est renforcée. Produire un bon vin ne suffit plus ! On compte actuellement plus de 38 000 négociants. Il existe des formations en deux ans (type BTS technico-commercial vins/spiritueux), des formations à Bac+3 genre Licence pro de l’Université du Vin de Suze-la-Rousse, et des Masters dispensés par les écoles de commerce (type ESC-Dijon Bourgogne). Ces formations peuvent parfois inclure des modules de gestion et de management. Pour ces métiers, maitriser l’anglais est devenu indispensable, mais parler une troisième langue est un plus certain.

 

Au contact du consommateur :

 

Que cela soit en restauration, en tant que caviste (plus de 10 000 salariés), ou en œnotourisme, de nombreux métiers sont proposés. Les sommeliers (plus de 3 000) sont très souvent diplômés d’une mention complémentaire (MC) obtenue en une année dans les nombreux lycées hôteliers à travers la France. L’Université-du-Vin propose également une formation reconnue de sommelier-conseil/caviste . L’Université de Bordeaux propose, elle, des formations dédiées à l’œnotourisme (DU ou bien Licence professionnelle). On estime d’ailleurs que l’œnotourisme, secteur en pleine croissance, génère déjà un chiffre d’affaire supérieur à 2 milliards d’euros. Pour tous ces métiers l’anglais est également obligatoire, ainsi qu’un très grand sens du service et de l’écoute.

 

Il existe également des métiers de journalistes spécialisés et de communication. Les formations sont alors généralement littéraires, souvent complétées par des formations (DUT au Master) au sein de la quinzaine d’écoles de journalisme ou de Communication.

 

En seconde carrière aussi et/ou à l’étranger :

 

Mentionnons aussi que de nombreux métiers du vin sont accessibles à des professionnels en reconversion. Ainsi, beaucoup des formations sus-citées sont disponible en formation continue ou en alternance.

 

Enfin, dans une économie du vin de plus en plus mondialisée, certains souhaitent étudier à l’étranger. Quelques centres de formations sont particulièrement réputés, tels que l’université de Davis en Californie, ou celle d’Adélaïde (Australie) pour la viticulture. Autre possibilité, une formation britannique en cinq niveaux progressifs (jusqu’au fameux «Master of Wine ») est dispensée par le Wine and Spirit Education Trust (WSET) en de nombreux lieux du monde. Elle est devenue un standard du secteur pour acquérir des connaissances profondes concernant le vin.

 

 

 

 

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